× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PRÉSAGER, verbe trans.
A. −
1. Qqc. présage qqc.
a) Être le présage de quelque chose (v. présage A). Synon. annoncer, prédire.Afranius: (...) Les augures sont pris (...). Malheureux! Claudius: Je n'en suis pas surpris, ils présagent ma mort (Dumas père, Caligula, 1837, prol. 8, p.20).
b) P. ext. Être le signe annonciateur de quelque chose. Synon. annoncer, indiquer.Les blés ont été ruinés par la chaleur, les pommes de terre manquent, tout présage un hiver calamiteux pour les pauvres (E. de Guérin, Lettres, 1839, p.328).Un ciel bourré de nues ardoisées, qui présageaient une tempête de flocons plus épais (Colette, Sido, 1929, p.23).Des prisonniers (...) racontaient que la prise de Douaumont avait été annoncée dans les lignes allemandes comme une victoire de première grandeur qui présageait la fin de la guerre (Romains, Hommes bonne vol., 1938, p.96).V.endurcissement B 1 ex. de Baudelaire.
Loc. Ne présager rien de bon. Synon. de être de mauvais augure (v. ce mot A p.ext.).Un ton bref qui ne présageait rien de bon (Sandeau, Sacs, 1851, p.18).Ces préparatifs ne présagent rien de bon (Cocteau, Parents, 1938, I, 4, p.205).
2. Qqc. présage qqc. à qqn.Faire présumer quelque chose à quelqu'un. Tout présage aux esprits attentifs une ère de rapprochement (Lacord., Conf. N.-D., 1848, p.216).
B. −
1. Qqn présage qqc.Considérer comme probable, imaginer comme possible quelque chose. Synon. augurer (v. ce mot B 2), envisager, prévoir.Il serait bien possible, comme tu le présages dans ta lettre d'avant-hier, que cette bonne MmeFoucaud, si elle a besoin d'argent, m'en demande (Flaub., Corresp., 1846, p.358).Il inclinait à présager le pire (Valéry, Variété IV, 1938, p.84).
2. Qqn présage qqc. à qqn.Annoncer à quelqu'un la venue de quelque chose. Synon. annoncer, prédire.La voilà donc arrivée, cette horrible catastrophe que je vous ai présagée depuis si longtemps (Marat, Pamphlets, Affreux Réveil, 1790, p.243).Reconnais aussi, Lucius, qu'ils ont trop beau jeu à nous présager des malheurs (A. France, Pierre bl., 1905, p.1).
3. Qqn présage qqc. de qqc.Tirer (une conjecture) de quelque chose. Synon. augurer (v. ce mot B 4).Quoi que vous ayez ou deviné ou présagé de mes sentiments pour vous, ne connaissez-vous pas ma situation? (Staël, Lettres div., 1793, p.516).Que présagez-vous de la disposition du peuple? (Lemercier, Pinto, 1800, I, 9, p.30).
C. − Qqn présage qqn.Avoir tous les caractères d'(une personne à venir). Synon. annoncer, préfigurer.Achille et Hector présagent nos stratèges (Thibaudet, Réflex. litt., 1936, p.225).
Prononc. et Orth.: [pʀezaʒe], (il) présage [-za:ʒ]. Ac. 1694, 1718: pre-; dep. 1740: pré-. Conjug. Prend e devant a et o: je présageais, nous présageons. Étymol. et Hist.1. 1539 [éd.] presagier «conjecturer ce qui doit arriver» (P. Verney, Presaiges d'Hippocras, I ds Gdf. Compl.) −1660, Oudin; 1569 [éd.] presager (Mart. du Bellay, Mém., 7 ds DG); 2. 1539 «(d'une chose) fournir, constituer un signe qui permet de prévoir» (Est.). Dér. de présage*; dés. -er. Fréq. abs. littér.: 211. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 491, b) 228; xxes.: a) 190, b) 237.