× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PRÉDISPOSER, verbe trans.
A. − [Accompagné ou non d'un compl. dir. désignant une pers.] Prédisposer (qqn) à + inf. ou subst.Mettre (quelqu'un) dans des conditions favorables à (accomplir ou apprécier) certaines choses. Prédisposer à la musique. Cette sonorité particulière aux nuits tahitiennes, qui prédispose à subir la puissance enchanteresse de la musique (Loti, Mariage, 1882, p.158).Par sa constitution, la femme est prédisposée à mener une vie différente de l'homme (Durkheim, Divis. trav., 1893, p.247):
. ... les idées fleuries et entêtantes de la foi catholique font de la religion catholique une très mauvaise institution de la femme pauvre. Elle la prédispose à l'amour et à toutes les choses romanesques et élancées de l'amour, qu'elle n'est pas destinée à trouver dans son mari. Goncourt, Journal, 1857, p.391.
MÉD. Mettre dans une disposition défavorable rendant l'organisme vulnérable à certaines atteintes. La grande chose sera donc d'éviter les conditions qui prédisposent à certaines maladies (Cl. Bernard, Princ. méd. exp., 1878, p.163).V. diathésique dér. s.v. diathèse ex. de Macaigne.
B. − Absol. Mettre à l'avance dans telle ou telle disposition. Ses traits réguliers et doux, une certaine mollesse dans le visage, prédisposaient en sa faveur sans inspirer toutefois une confiance absolue (Green, Journal, 1934, p.278).Nous recommençons à rire comme des gourdes. L'air doit prédisposer (Giono, Gds chemins, 1951, p.18).
Prononc. et Orth.: [pʀedispoze], (il) prédispose [-po:z]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1464 part. passé adj. (J. Robertet, OEuvres, éd. M. Zsuppan, p.131, 56), semble inusité jusqu'au déb. du xixes. 1803 part. prés. adj. (Maine de Biran, Influence habit., p.66); 1822 prédisposer «disposer d'avance» (Stendhal, Amour, p.27); 1898 méd. part. passé subst. (L. Marillier, c.r. de P. Janet et F.Raymond, Névroses et idées fixes ds L'Année biol., t.4, 1900, p.681). Dér. de disposer*; préf. pré-*. Cf. le lat. médiév. predisponere «disposer à l'avance» xiies. ds Latham, rare à l'époque class., v. Blaise Lat. chrét. Fréq. abs. littér.: 131.