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POLISSEUR, -EUSE, subst.
A. − Subst. masc. et fém.
1. [Corresp. à polir A] Celui, celle qui polit une substance, un objet afin de lui donner le brillant de la finition. Synon. en orfèvr. brunisseur.Polisseur de diamants, de roches, de verre; polisseur sur métaux. Sa voix (...) était timbrée, creuse et grave comme le son d'une dalle de marbre amincie et sans fêlure sous le petit marteau du polisseur (Lamart., Tailleur pierre, 1851, p.405).On livre en blanc, expliqua encore le zingueur. Ce sont les polisseuses qui frottent ça avec du drap (Zola, Assommoir, 1877, p.428).La taille des diamants se pratiquant plutôt à Amsterdam, les Anversois sont plutôt polisseurs des pierres de couleurs, rubis et émeraudes (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p.79).
2. P. anal., littér. [Corresp. à polir B] Celui, celle qui apporte tous ses soins à la composition et à la mise au net d'un texte, d'un ouvrage. Synon. fam. fignoleur.Je ne joue pas au maître, et j'abhorre la tyrannie; j'aime mieux être aimé de mes amis qu'admiré; si je revendique le rôle de polisseur, c'est qu'il est le plus rude, que c'est une forte tâche (Balzac, Corresp., 1831, p.528).Ce n'est point [Montesquieu] un improvisateur perpétuel comme Voltaire, ni (...) un polisseur de tous les instants, comme Rousseau (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t.14, 1861, p.321).
B. − Subst. fém. Machine servant à polir. En appos. Il existe à présent une machine polisseuse qui règle l'inclinaison relative des facettes à réaliser avec un tel automatisme que la haute habileté requise jusqu'ici dans ce métier pourrait être à l'avenir notablement réduite (Metta, Pierres préc., 1960, p.53).
Prononc. et Orth.: [pɔlisoe:ʀ], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1389 (Inventaires mobiliers des ducs de Bourgogne, éd. B. et H. Prost, t.2, p.489, no3163: ouvriers pollisseurs). Dér. du part. prés. de polir*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér.: 12. Bbg. Quem. DDL t.14, 20.