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POITRINAIRE, adj. et subst.
Vieilli
A. −
1. (Personne) qui est atteint(e) de tuberculose pulmonaire. Synon. phtisique (méd.), tuberculeux.Lisbeth (...) ne vivra pas longtemps, elle est poitrinaire (Balzac, Cous. Bette, 1846, p.124).Sa maigreur [de l'enfant] m'intéressa de suite, et puis (...) cette expression de langueur ardente dont s'idéalise tout visage de poitrinaire (Lorrain, Phocas, 1901, p.134).
P. métaph. Un orgue poitrinaire qui toussait les débris d'une polka démodée (Coppée, Coupable, 1897, p.48).
2. Qui caractérise ou évoque cette maladie. Le pauvre Pernin, figure poitrinaire (...) était un pauvre jeune homme pâle (Stendhal, Lamiel, 1842, p.33).
B. − Au fig., péj. Qui manque de combativité, d'énergie, de vigueur. Tenez, dit-il en s'arrêtant, regardez, au coin du trottoir. N'est-ce pas un tableau tout fait, et qui serait plus humain que leurs sacrées peintures poitrinaires [des romantiques]? (Zola, Ventre Paris, 1873, p.624):
. Non je n'ai aucune sympathie pour cet écrivain [Lamartine] sans rythme, pour cet homme d'État sans initiative. C'est à lui que nous devons tous les embêtements bleuâtres du lyrisme poitrinaire. Flaub.,Corresp., 1853, p.158.
Prononc. et Orth.: [pwatʀinε:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1743 subst. (Trév. t.5, p.339); 1759 adj. (Rich. t.3, p.195). Dér. de poitrine*; suff. -aire*. Fréq. abs. littér.: 133. Bbg. Chautard Vie étrange Argot 1931, p.662.