× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PLURALISME, subst. masc.
A. − PHILOS. Doctrine qui admet la nécessité de postuler plusieurs principes pour expliquer la constitution du monde, et affirme que les êtres qui le composent sont irréductibles à une substance unique et absolue. Le pluralisme est opposé au monisme. La véritable philosophie est au-delà du monisme comme du pluralisme, parce que les catégories de l'un et du plusieurs dans l'ordre de l'esprit perdent l'une et l'autre toute signification (G. Marcel, Journal, 1914, p.94).
P. ext.:
. On pourrait dire (...) que chaque dieu déterminé est contingent, alors que la totalité des dieux, ou plutôt le dieu en général, est nécessaire. En creusant ce point (...) on trouverait qu'il n'y a jamais eu de pluralisme définitif que dans la croyance aux esprits, et que le polythéisme proprement dit, avec sa mythologie, implique un monothéisme latent, où les divinités multiples n'existent que secondairement, comme représentatives du divin. Bergson, Deux sources, 1932, p.211.
B. − SOCIOL. Doctrine ou pratique qui admet la coexistence d'éléments culturels, économiques, politiques, religieux, sociaux différents au sein d'une collectivité organisée. Pluralisme juridique, politique, scolaire, syndical. En somme, le pluralisme à l'italienne (...) peut se définir de la façon suivante: «Le pluralisme, c'est quand plusieurs personnes disent la même chose que moi» (L'Express, 28 févr. 1977, p.73, col. 2).C'est contre le pluralisme intellectuel des magistrats sortis de l'École [L'École nationale de la Magistrature] qu'on allume le contre-feu d'un pseudo-pluralisme de recrutement. En réalité (...) il s'agit d'étouffer par l'extérieur les courants divers qui traversaient la magistrature depuis quelques années (Le Nouvel Observateur, 29 oct. 1979, p.48, col. 1).
Prononc.: [plyʀalism̭]. Étymol. et Hist. 1895 philos. (Maeterlinck, trad.: Novalis, Les Disciples à Saïs, et les Fragments, p.206 ds Quem. DDL t.26). Dér. de plural*; suff. -isme*. Fréq. abs. littér. 16. Bbg. Dub. Dér. 1962, p.36.