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PLANTEUR, -EUSE, subst.
I. − Subst. masc. ou fém., rare. Celui, celle qui plante. Le planteur d'oseraies et le faiseur de paniers (Balzac, Méd. camp., 1833, p.41).
P. méton., vx. Planteur, planteuse de choux. Personne qui vit retirée à la campagne (d'apr. Littré).
II. − Subst. masc. Dans les pays tropicaux, celui qui possède et exploite une plantation (v. ce mot I B 3). Riche planteur; planteur de la Jamaïque; planteur de café. La libération graduelle des nègres rendrait-elle meilleure la situation des planteurs? Il est permis d'en douter (Say, Écon. pol., 1832, p.228).Les indigènes ne sont plus protégés que par ceci: que le planteur a besoin de son cheptel humain et qu'il trouve intérêt à le nourrir assez pour que ce cheptel puisse être de bon rendement (Gide, Journal, 1938, p.1303).
(Punch) planteur. Coktail à base de rhum blanc, additionné de sirop de canne à sucre et de jus d'orange ou de citron (d'apr. Courtine Gastr. 1984).
III. − Subst. fém., TECHNOL. Planteuse (de tubercules). Machine agricole servant à planter les turbercules. Voir Robert, Artis., 1966, p.115.
Prononc. et Orth.: [plɑ ̃toe:ʀ], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1718 (seulement masc. jusqu'en 1878). Étymol. et Hist.1. a) 1erquart xiiies. [mss fin xiiies.] plantator, var. plantaour «celui qui plante» emploi métaph. (Renclus de Molliens, Charité, éd. A.-G. Van Hamel, CXCI, 12); fin xiiies. plantierres «celui qui établit, qui fonde (une institution)» (Jean de Meun, Trad. Lettres d'Abélard, B.N. 920, p.148 ds Gdf. Compl.); b) 1365 fém. au propre planteresse «celle qui plante» (Exécut. testam. de Jehan de Berne, courtilleur, Arch. Tournai ds Gdf.); 1427 au propre plantheur (Compte d'ouvrages, A. Tournai ds Gdf. Compl., s.v. plantage); 2. 1667 «exploitant d'une plantation (aux colonies)» (Du Tertre, Hist. gén. des Antilles, Paris, Th. Tolly, t.1, p.463). 1 dér. de planter* (suff. -eur2*), cf. aussi le lat. plantator employé métaphoriquement en lat. chrét. (Blaise Lat. chrét.) à rapprocher des emplois rangés sous 1 a; 2 empr. à l'angl. planter, de même orig. que 1, att. en ce sens dep. 1619 (Americanisms). Fréq. abs. littér.: 63. Bbg. Arv. 1963, pp.415-416. _Barb. Loan-words 1921, p.256. _Boulan 1934, p.149. _Dub. Dér. 1962, p.43. _Gohin 1903, p.242, 299. _Vitu (A.). Le Jargon du xves. Ét. philol. Genève, 1977, [1884] p.452.