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PISTIL, subst. masc.
BOT. Organe reproducteur femelle, situé au centre de la fleur, généralement composé de l'ovaire, du style et du stigmate. Synon. rare gynécée.Le pistil, où la graine a choisi son asile, L'étamine enfermant la poussière fertile (Delille, Trois règnes nature,1808, p.71).V. anthère ex. 3, étamine1ex. de Pesquidoux:
. Au centre des anthères est, pour l'ordinaire, l'utérus ou l'organe femelle de la fleur, appelé pistil (...) c'est un tuyau destiné à recevoir les poussières des étamines. Il est composé de trois parties: du stigmate, espèce de bourrelet fendu, qui reçoit le pollen; du style, tuyau fistuleux qui le conduit à l'ovaire sans le perdre; et de l'ovaire, qui renferme la semence ou le fruit. Bern. de St-P., Harm. nat.,1814, p.323.
P. anal. (de forme). Les cils, ces pistils de la fleur des yeux (Renard, Journal,1898, p.487).Ces filles dans leur robe de danse, corolle renversée, leurs jambes en pistil secret que découvrent la volte ou certains pas chassant l'étoffe et son ampleur (T'Serstevens, Itinér. esp.,1963, p.112).V. baiser2ex. 11, éplorer (s') ex. de Samain, étamine1ex.
REM.
Pistillé, -ée, adj.[En parlant d'une fleur] Qui est pourvu d'un ou de plusieurs pistil(s) et dépourvu d'étamines. Synon. femelle.D'autres [fleurs] sont pistillées ou femelles, quand pourvues d'un pistil (Plantefol, Bot. et biol. végét.,t.1, 1931, p.491).P. métaph. Une chair bêtement staminifère, Un coeur illusoirement pistillé (Laforgue, Poés.,1887, p.184).Rare. [Avec un compl. prép.] Les lys (...) élancent (...) leurs tiges droites des pieds de bronze, et leurs calices d'argent, pistillés d'or gouachent la tenture de pourpre, de tons chastes (Péladan, Vice supr.,1884, p.3).
Prononc. et Orth.: [pistil]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1685 pistille (Grew, Anat. des plantes..., trad. par Dadu, p.169); 1690 pistil (Fur.). Empr. au lat. pistillus «pilon», p.anal. de forme. Fréq. abs. littér.: 84.