× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PIRATER, verbe
A. − Empl. intrans. Exercer le brigandage sur les mers ou le long des côtes. Ces Mores sont en paix dans leurs propres îles; mais ils expédient des bâtimens pour pirater sur les côtes de celle de Luçon (Voy. La Pérouse, t.2, 1797, p.357).
B. − Empl. trans., p.ext.
1. S'emparer par la force et de manière illégitime de biens d'autrui ou de personnes. Un quadrille d'Hervé commençait, une musique au poivre rouge, propre à vous faire pirater des femmes (Huysmans, Soeurs Vatard, 1879, p.232).On vous a piraté, monsieur, on s'est partagé vos dépouilles (Bernanos, M. Ouine, 1943, p.1379).
2. P. anal. S'accaparer une production intellectuelle ou artistique pour en faire son profit. Pirater une idée. Quelqu'un a dit que de prendre sur les anciens, c'était pirater au delà de la ligne; mais que de piller les modernes, c'était filouter au coin des rues (Chamfort, Max. et pens., 1794, p.68).À mes propres oreilles ma voix résonnait comme une étrangère, un ange filou me piratait mes pensées jusque dans ma tête (Sartre, Mots, 1964, p.170).
Au part. passé à valeur adj. Avion piraté; cassette piratée; oeuvre piratée. Il y avait en France assez de gens parlant le castillan pour lire Don Quichotte dans le texte (ce que semblent prouver les éditions piratées imprimées à Bruxelles) (Civilis. écr., 1939, p.30-5).
REM.
Piratage, subst. masc.Action de s'accaparer une production artistique ou intellectuelle pour en faire son profit. Une armée d'avocats venait d'obtenir une injonction sur deux posters et une statuette illicites d'Elvis (Presley), le fantôme du chanteur-roi était l'objet de «piratages» innombrables (Le Point, 20 août 1979, p.62, col. 2).
Prononc. et Orth.: [piʀate], (il) pirate [piʀat]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Intrans. av. 1630 «exercer l'activité de pirate» (D'Aubigné, Hist. univ., VII, IV, éd. A. de Ruble, t.4, p.204); 2. trans. 1783 (Mercier, Tabl. de Paris, t.4, 198: Les ouvriers en bâtiments sont plus rusés et encore plus heureux que les procureurs dans ce qu'ils piratent). Dér. de pirate*; dés. -er.