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PINACOTHÈQUE, subst. fém.
A. − Cabinet de peintures. Synon. collection, galerie, musée.La nécessité des dépôts de tableaux est beaucoup moins évidente que celle des dépôts de livres. Bien que les deux questions soient à certains égards connexes, l'organisation des pinacothèques soulève des objections beaucoup plus fortes, et implique des problèmes infiniment plus embarrassants que celle des bibliothèques (Réau, Archives, bibl., musées,1909, p.1).
B. − [P. réf. à la salle des Propylées sur l'Acropole d'Athènes où étaient exposés des tableaux] Musée de peinture, notamment en Italie et en Allemagne. À Lucques se développa, on le sait, une des premières écoles où le génie italien s'affirma au XIIIesiècle. On y exécuta, en particulier, nombre de ces grands crucifix (...). Celui qui est montré à la pinacothèque de Lucques et qui fut exécuté par Berlinghieri le Père, chef de l'école, présente déjà un Christ sorti du hiératisme byzantin (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p.361):
. Deux fois dans ma vie, des tableaux ont produit sur moi un effet de trompe-l'oeil qui touchait à l'hallucination, effet que l'artiste n'avait sûrement pas cherché et dont je n'arrive pas à trouver une explication qui me satisfasse. La première fois, ce fut à la pinacothèque de Munich devant l'Apparition de la Vierge à saint Bernard, de Perugino. Green, Journal,1939, p.192.
Prononc.: [pinakɔtεk]. Étymol. et Hist. 1. 1547 «galerie de tableaux» (J. Martin, Archit., trad. de Vitruve, foC II vods IGLF); 2. 1830 «musée de peinture» (Michelet, Journal, p.70). Empr. au lat. pinacotheca «galerie de tableaux», gr. π ι ν α κ ο θ η ́ κ η «id.», comp. de π ι ́ ν α ξ «planche; tableau» et de θ η ́ κ η «boîte, coffre, caisse». Fréq. abs. littér.: 20. Bbg. Born. 1967, p.II, 39, 75. _Quem. DDL t.15.