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PICHOLINE, subst. fém.
Olive verte à petit noyau, de forme allongée, cultivée et préparée surtout pour être servie en hors-d'oeuvre (d'apr. Ac. Gastr. 1962). Parmi les principales variétés d'olives figurent: la picholine (...) et le plant de Salernes (La Cuisine de A à Z, 1975, no40, p.1901, col. 1).
Empl. adj. Des olives picholines. (Dict. xixeet xxes.).
Olives à la picholine. Olives marinées servies en hors-d'oeuvre. Les jarres d'olives à la picholine (A. Daudet, Lettres moulin, 1869, p.222).
Prononc. et Orth.: [pikɔlin]. Prov.: [piʃ ɔlin]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1723 (Savary; v. aussi s.v. olives); 1835 empl. adj. olives picholines (Ac.). Empr. au prov. pichoulino «variété d'olives vertes allongées à petits noyaux» spéc. att. dans la région marseillaise, la vallée du Rhône et le Bas-Dauphiné (FEW t.8, 610b; Mistral; Alib.), dér., avec suff. -oul (< -ŭlu) et -ino (< -īna) [Ronjat, § 687b], du rad. expressif pīts̆- évoquant la petitesse (cf. b. lat. pĭsinnus, de même orig. onomat. (lang. enfantin, Ern.-Meillet), subst. «petit enfant» (ies., Labeo, Schol. Pers., 1, 4; fin ives. Peregrinatio Aetheriae) et adj. (ives. Marcellus Empiricus; Peregrinatio Aetheriae, v. Forc. et Blaise Lat. chrét.). Un recours à l'ital. picciolina pour expliquer le prov. pichoulino (Alib.; DEI) ne semble justifié ni par la morphol. ni par la sém., l'ital., toujours adj., ne signifiant que «petite». La base du rad. pīts̆- est pi- évoquant le piaillement des petits oiseaux (v. piauler), d'où son emploi, avec appui par consonne, pour exprimer la notion de petitesse: cf. le rad. pīkk- (d'ou l'ital. piccolo «petit», v. pic(c)olo) et la var. apophonique pekk- (d'où l'esp. pequeño «id.», le prov. pequin «malingre», v. pékin).