× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PICHET, subst. masc.
Récipient de petite taille, de terre ou de métal, de forme galbée avec un collet étroit où s'attache une anse, utilisé pour servir une boisson. Pichet en faïence, en grès. Le vieillard tenait à la main un pichet d'étain, espèce de broc d'un usage immémorial dans l'ouest de la France (Balzac, OEuvres div., t.2, 1832, p.523).Hélène a préparé l'assiette à fleurs, le pichet de cidre, et sur un couvercle d'étain le morceau de lard fumé (Bernanos, M. Ouine, 1943, p.1435).
P. méton. Contenu de ce récipient. J'allai tirer du vin et nous nous mîmes à table. Trois pichets de deux pintes y passèrent, le temps de dire les grâces (Sand, Maîtres sonneurs, 1853, p.75).
Prononc. et Orth.: [piʃ ε]. Att. ds Ac. 1935. Piché (var. poitevine et vendéenne) ds Balzac, Chouans, 1829, p.244, 260, 337; picket ds Augier, Thommeray, 1874, p.303. Étymol. et Hist.1. 1288 «mesure de terre» cinc pichez [de terre] (Charte D. Gren., 297, n o159, Bibl. nat. ds Gdf.); 1339 trois piches de terre; un pichet et demi (doc. Arch. nat. JJ 72, fol. 74 vo, ibid.); 2. xiiies. Rouen .I. pichet d'aveine (Jurés de Saint-Ouen, fol. 248 ro, Arch. Seine Inf., ibid.); 3. 1732 «petite cruche de terre à bec, utilisée par les marchands de vin, servant également à boire» (Trév.). Terme dial. notamment de Normandie, des régions de l'Ouest et du Centre (FEW t.1, p.361b), issu par substitution de suff. (-et*), de l'a. fr. pichier (ca 1170 picher, Rois, III, VII, 45, éd. E. R. Curtius, p.128; av. 1188 picier, Partenopeus de Blois, éd. J. Gildea, 3981), venu du b. lat. picarium «récipient pour les liquides» (Gl. viiie-xies. ds Mittellat. W., s.v. bicarium; 852; 1041-44 [peccarium] Cambrai ds Nierm., s.v. bicarius; 1059; 1081-82 [pigarium] Saumur ds Du Cange, s.v. pigarium et bicarium). De la forme bicarium (dér. du gr. β ι ̃ κ ο ς «récipient, vase»; FEW t.1, p.361) l'a. wallon bichier, relevé seulement en 1449, Gdf., mais vraisemblablement plus anc. d'apr. bichet* (1226) qui semble en être issu par substitution de suff. Bicarium, picarium seraient d'orig. incertaine v. EWFS2, s.v. bichet. À l'a. fr. pichier a été empr. l'angl. pitcher, de même sens (ca 1290 ds NED), d'où dans un cont. amér. un pitcher [d'ale] de grande capacité, relevé en 1825 (Brillat-Savarin, Physiol. du goût, éd. Lausanne, H. Kaeser, t.2, 1951, p.38). Fréq. abs. littér.: 30.