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PICADOR, subst. masc.
TAUROM. Cavalier sous les ordres du matador, armé d'une pique, qui reçoit la charge du taureau et fiche sa pique dans le garrot de l'animal. À Grenade, il y eut des courses de taureaux où Carmen alla. En revenant, elle parla beaucoup d'un picador très adroit nommé Lucas. Elle savait le nom de son cheval, et combien lui coûtait sa veste brodée (Mérimée, Carmen, 1845, p.66).[Des petites courses] se font sans picadors, avec des taurillons d'un à deux ans (Montherl., Bestiaires, 1926p.386).
Prononc. et Orth.: [pikadɔ:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1878. Plur. des picadors; Champfl., Bourgeois Molinch., 1855, p.7 et Montherl., Olymp., 1924, p.352: picadores (plur. esp.). Étymol. et Hist. 1776 (Voyage en Portugal et en Espagne [trad. de l'ouvrage angl. de R. Twiss], p.335 ds Quem. DDL t.21). Mot esp. de même sens, proprement «piqueur» (v. Cor.-Pasc. et Al.), dér. de picar «piquer», de même étymol. que le fr. piquer (v. ce mot). Fréq. abs. littér.: 39. Bbg. Quem. DDL t.17, 20, 26. _Schmidt Wortschatz. Halle 1914, § 163.