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PERTINENCE, subst. fém.
A. −
1. Qualité de ce qui est adapté exactement à l'objet dont il s'agit. Synon. bien-fondé.La double difficulté (...) naît et de la mise à exécution du traité, et de la pertinence des conditions d'une paix entre la Turquie et la Russie (Chateaubr., Mém., t.3, 1848, p.449).
DR. ,,Rapport entre le fait qu'il s'agit de prouver et la preuve offerte`` (Cap. 1936). La reconnaissance de la pertinence d'une allégation ou d'une preuve n'enlève pas au juge sa liberté de décision (Jur.1981).
2. Qualité de celui ou de ce qui fait preuve de bon sens, d'à-propos, de justesse. Synon. compétence, sagacité.
a) [Pertinence de qqc.] À chacun il distribuait ainsi des conseils d'une rare pertinence (L. Daudet, Brév. journ., 1936, p.41).Quoi qu'en ait dit Jean-Jacques, le jugement des commissaires ne manquait pas de pertinence (Guéhenno, Jean-Jacques, 1948, p.161).
b) [Pertinence de qqn] Charlie parle de la question sociale avec une sagesse, une pertinence et même une compétence singulières, que j'étais loin d'attendre de lui (Gide, Journal, 1948, p.328).
B. − LING. ,,Propriété qui permet à un phonème, à un trait phonologique etc., d'assurer une fonction distinctive dans une langue donnée, en s'opposant aux autres unités de même niveau`` (Ling. 1972). Dans l'opposition | b | - | p |, la sonorité (...) constitue la pertinence du phonème | b | par opposition au phonème | b | (Lang.1973).
Prononc. et Orth.: [pε ʀtinɑ ̃:s]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist.A. Début xives.: «présomption» (Ovide moralisé, éd. C. De Boer, 1. VIII, 3996: soit sans pertinence estables). B. 1. 1580 «qualité de ce qui est approprié à son objet» (Montaigne, Essais, I, 26, éd. P. Villey −V. L. Saulnier, p.154); 2. 1835 dr. (Ac.); 3. 1962 ling. (Springh.). Dér. de pertinent*; suff. -ence (-ance*). Fréq. abs. littér.: 22. Bbg. Martinet (A.). La Pertinence. J. de Psychol. normale et pathol. 1973, t.70, pp.19-30.