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PELOTAGE, subst. masc.
A. − [Corresp. à peloter B 1] Action de mettre en pelote (v. ce mot A et B). Pelotage des écheveaux (Rob.); le pelotage de la laine (Lar. encyclop.). Amené par le pilage à l'état de pâte homogène plastique, on lui fait subir [à la pâte de savon] l'opération du pelotage par lequel on lui donne la forme de petits pains (Wurtz, Dict. chim., t.2, 2evol., 1876, p.1450).
B. − [Corresp. à peloter B 2] Fam.
1. Action de peloter, de se peloter; caresses érotiques. Sur les théâtres de Londres, le baiser, la caresse, le pelotage vont plus loin qu'on ne l'oserait sur un théâtre de France (Goncourt, Journal, 1895, p.804):
. Dominique (...) demeurait vachement honnête et prude quoiqu'elle ait fini par concéder un peu de pelotage laissant Jacques passer de temps à autre et modérément une main admirative et pleine de tact sur un sein ou une cuisse par-dessus le corsage ou la jupe bien entendu. Queneau, Loin Rueil, 1944, p.172.
P. méton., pop., vieilli. (Avoir) du pelotage. (Avoir) des formes arrondies. Une gonzesse toute petite, et sèche, et plate, pas plus de pelotage que sur ma main (Méténier, Lutte pour amour, 1891, p.160).
2. CIRQUE. Manière de dresser les fauves en usant de douceur. C'est des bêtes! (...) On voit que ce ne sont pas des fauves dressés en pelotage mais en férocité (Vialar, Zingari, 1959, p.87).
Prononc.: [pəlɔta:ʒ]. Étymol. et Hist.1. a) 1remoit. xviiies. «amusement, activité futile» (Saint-Simon, Mémoires, éd. A. de Boislisle, Grands écrivains de la France, t.4, p.233); b) 1846 (Besch.: Pelotage [...] Au jeu de paume, au billard, Action de jouer negligemment, sans s'astreindre aux règles); 2. 1723 laine pelotage «laine de vigogne qui vient d'Espagne en pelotes» (Savary t.2, col. 1041); 3. 1832 «action de transformer les écheveaux en pelotes» (Raymond); 4. a) 1863 «action de caresser les rondeurs d'une femme» (Goncourt, Journal, p.1234); b) 1872 «flatterie» (Larch., p.192). Dér. de peloter*; suff. -age*. Fréq. abs. littér.: 10.