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PARPAING, subst. masc.
MAÇONN. Pierre de taille traversant toute l'épaisseur d'un mur. Mur de parpaings. [Le gardien du Panthéon] vante l'hygiène du logement des Grands Hommes, la Patrie reconnaissante n'ayant pas hésité à n'employer ni le ciment ni le mortier, à jointoyer les parpaings avec du plomb afin de nous épargner l'humidité et ses conséquences (Arnoux, Paris,1939, p.82).
Parpaing d'appui. ,,Pierre à deux parements verticaux formant l'appui d'une fenêtre`` (Noël 1968).
P. anal. Bloc parallélépipédique de mortier, de ciment, d'aggloméré. Les chaux peuvent servir à la fabrication de bétons de mâchefer [bétons banchés] ou parpaings de mâchefer (Cléret de Langavant, Ciments et bétons, 1953, p.133).Béton (mélange de sable, de cailloux ou gravillons, de ciment et d'eau, employé pour la confection des semelles, des formes, le moulage des parpaings ou des dalles, etc.) (Bonnel-Tassan1966).
Faire parpaing [Le suj. désigne une pierre ou un autre élément de constr.] Traverser le mur de part en part pour en assurer la solidité. Les montants en fer, s'ils font parpaing, possèdent à l'intérieur la même température qu'à l'extérieur (Viollet-Le-Duc, Archit., 1872, p.333).
Prononc. et Orth.: [paʀpε ̃]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist.1. 1268 «pierre de taille traversant toute l'épaisseur d'un mur» (Arch. communales de Douai, DD 183 ds G. Lespinas, Les Finances de la commune de Douai, des origines au XVes., p.440); 2. 1927 (Champly, Nouv. encyclop. prat., t.20, p.29: si on dispose de machefer ou de sable on peut envisager la fabrication de parpaings pleins ou creux). Prob. d'un lat. pop. *perpetaneus «ininterrompu», élargissement (du même type que subitus > subitaneus > *subitanus, v. soudain ou que caput > capitaneus, v. capitaine) du lat. perpes, perpetis «ininterrompu», postulé par les différentes formes du mot en fr. (v. FEW t.8, 258 a-b) ainsi que par l'esp. perpiaño (au sens 1) et l'apulien [dial. de l'Italie méridionale] perpitagnu «parapet en pierre d'un balcon». On note aussi partaun en rhétoroman aux sens de «partie transversale» et «barrière, bas-flanc», qui suppose un lat. *perpetanus. Voir G. Alessio ds R. Ling. rom. t.17 1950, pp.192-193 et FEW t.8, pp.258a-259a.