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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

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PAF2, adj. inv.
Pop. Ivre. Au bout de trois verres, elle cria: je suis paf! Et elle partit d'un éclat de rire (Goncourt,G. Lacerteux, 1864, p.127).Pardi! murmura Augustine, dont la tête roulait sur les épaules, ils [les enfants] sont paf; ils ont chanté comme les grandes personnes (Zola,Assommoir, 1877, p.593).
Rem. On relève toutefois qq. rares ex. où cet adj. est accordé: Gervaise en vit deux autres devant le comptoir en train de se gargariser, si pafs, qu'ils se jetaient leur petit verre sous le menton, et imbibaient leur chemise, en croyant se rincer la dalle (Zola, Assomoir, 1877, p.704).
Prononc. et Orth.: [paf]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1806 être paff (Frédéric et Roset, M. Rikiki, p.14 ds Quem. DDL t.19). De paffé, part. passé de se paffer «se gaver» (1827-1948 d'apr. Esn.), synon. de s'empaffer «se gaver d'aliments et de vin» (1790, ibid.), l'un et l'autre étant des apophonies de se piffrer (v. piffre) et s'empiffrer* (v. Esn.). Bbg. Quem. DDL t.19.