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OUBLIE, subst. fém.
A. − Vx. Pain azyme préparé pour la consécration de la messe. Synon. usité hostie.L'un des principaux mystères de la religion chrétienne a pour matière essentielle le pain. Or, une oublie est du pain (...) nous avons donc adopté l'oublie (J. de Maistre, Pape,1819, p.142).
B. − ,,Sorte de pâtisserie très mince et très cassante, à laquelle on donne la forme d'un cornet`` (Lar. mén. 1926). Synon. plaisir.On entendit tinter encore la sonnette du marchand de coco, et grincer la crécelle de la vendeuse d'oublies (Adam, Enf. Aust.,1902, p.167).Un secret, en somme, pour vous, c'est le boulevard des Italiens. On s'y promène. On y mange des oublies. On y conte fleurette (Audiberti, Quoat,1946, 2etabl., p.61):
. Le fer à gaufres, à oublies, (...) ces trois fers servant à faire ces vieilles pâtisseries de la Lorraine et que je regardais à la cuisine, on me dit qu'on n'en fabrique plus, et que dans les successions et les ventes des antiques familles, on se les arrache. Goncourt, Journal,1888, p.818.
Prononc. et Orth.: [ubli]. Homon. oubli. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Fin xives. (Eustache Deschamps, Balade ds OEuvres, éd. Queux de St Hilaire, t.4, p.325). Altération de l'a. fr. oblee att. au sens de «hostie» (ca 1200 obleie, Dialogue Grégoire, éd. W. Foerster, p.90 −xives., v. Gdf.) qui p.ext., a servi à désigner une sorte de pâtisserie dont la pâte légère se préparait comme le pain d'autel (fin xiies. oublee, Floire et Blancheflor, éd. M. M. Pelan, 2952, cf. fin xies. judéo-fr. oblede, Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t.1, p.102), du b. lat. eccl. oblata [s.-ent. hostia] «offrande, pain offert pour l'Eucharistie» fém. subst. de oblatus «offert», part. passé de offerre «offrir» qui, dans la lang. de l'Église avait pris le sens spécial de «offrir à Dieu, sacrifier» (v. oblat). Fréq. abs. littér.: 19.