× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ORTOLAN, subst. masc.
Variété de petits passereaux d'Europe méridionale (bruants) recherchée pour la délicatesse de sa chair. Le petit-fils de Cadette portait au malade les premiers cèpes, le distrayait avec les ortolans capturés au petit jour: il les engraisserait dans le noir et les servirait à moussu Jean après les avoir noyés vivants dans un vieil armagnac (Mauriac, Baiser Lépreux, 1922, p.205).Les ortolans, surtout les ortolans, car cet oiseau minuscule et rare arrachait à Ben un poème en prose: «Quelle saveur! Si étrange... −Sacrée! −Un autre? −Ah! Suivez mon exemple. −Je vous en prie. −Le paradis s'ouvre! −Ah! Que je meure mangeant des ortolans au son d'une douce musique. −» (Maurois, Disraëli, 1927, p.50).
Loc. et expr.
Manger des ortolans, (ne pas) se nourrir d'ortolans. (Ne pas) manger des mets délicats. J'attendais de mon pays une malle pleine de linge, un présent de ces vieilles tantes qui, ne connaissant rien de Paris, pensent à vos chemises, en s'imaginant qu'avec trente francs par mois leur neveu mange des ortolans (Balzac, Messe athée, 1836, p.97).Mais elle avait un peu maigri, −car l'on ne devait pas se nourrir d'ortolans, chez ces dames − (Coppée, Vrais riches, 1891, p.201).
Ne pas manger tous les jours des ortolans. Ne pas bien manger ou ne pas manger tous les jours. (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [ɔ ʀtɔlɑ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1552 hortolan (Rabelais, Quart Livre, chap. 49, éd. R. Marichal, p.240); 1643 ortolan (Scarron, Rec. de quelques vers burlesques, p.41 ds Richardson). Empr. à l'ital. ortolano, désignant une variété de petits passereaux dep. le xves. (L. Pulci d'apr. DEI), issu avec substantivation du lat. tardif hortulanus «du jardin» (cf. ortellain, (h)ortolan «jardinier», att. en fr. du xiveau xvies., v. Gdf. et FEW t.4, pp.488b-489a). Fréq. abs. littér.: 31.