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NOPAL, subst. masc.
BOT. Plante grasse de la famille des Cactacées, originaire d'Amérique tropicale, très proche des opuntias (v. oponce), mais qui en diffère par les pétales dressés et par les étamines et le style proéminents. Synon. figuier* d'Inde, de Barbarie.Nopal épineux; haies de nopals; épines, raquettes des nopals. De grands nopals qui affectent des formes bizarres et entassent en désordre les uns sur les autres leurs palettes épineuses (Chateaubr., Itinér. Paris Jérus., t.2, 1811, p.112).Ses alentours immédiats [de Kairouan] sont féroces; nulle végétation, que celle des nopals −ces paradoxales raquettes vertes, couvertes de piquants venimeux −(Gide, Si le grain,1924, p.558).V. cochenille ex.
REM.
Nopalière, subst. fém.Lieu où poussent des nopals. Synon. nopalerie (dict. xixeet xxes.).À l'époque de leur naissance, une multitude d'araignées filent dans les nopalières, et c'est le long de ces fils (...) que les petites cochenilles émigrent sur les nopals voisins (Bern. de St-P., Harm. nat.,1814, p.187).
Prononc. et Orth.: [nɔpal]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1584 (M. Fumée, Hist. générale des Indes, fo97 ro[à propos de Cuba et de Saint-Domingue]). Empr., prob. par l'intermédiaire de l'esp. (l'ouvrage de Fumée est la trad. de F. Lopez de Gomera, La historia de las Indias, Saragosse, 1552), à l'aztèquenopalli. Voir Konig, pp.150-151 et FEW t.20, p.73b. Bbg. Mat. Louis-Philippe 1951, p.262.