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NASILLEMENT, subst. masc.
PATHOL., PHONÉT. ,,Prononciation caractérisée par une nasalisation généralisée qui résulte de ce que pour l'articulation d'une partie au moins des phonèmes énoncés le voile du palais reste lâche au point de ne pas obstruer hermétiquement la cavité nasale`` (Mar. Lex. 1951). À lui tout seul, [Anatole] jouait une scène (...) c'était le relai d'une diligence (...) ou bien une messe militaire, le Dominus vobiscum chevrotant du vieux prêtre, les répons criards de l'enfant de choeur, le ronflement du serpent, les nazillements des chantres (Goncourt, Man. Salomon, 1867, p.26).V. blésité ex.
Rem. ,,On distingue quelquefois le nasillement, provoqué par une imperméabilité nasale au niveau de la partie antérieure des fosses nasales, et le nasonnement, dû à l'exagération de la perméabilité nasale par malformation physiologique`` (Mar. Lex. 1951). V. nasonnement dér. s.v. nasonner ex. de Bouasse.
P. anal.
Cri propre au canard. Le son grêle de l'horloge, après avoir longé les lisières des bois encore imbibées de la rosée matinale, était entré par la fenêtre ouverte de la chambre de Germain, mêlé aux claquements de fouet des remorqueurs de bateaux, aux nasillements des canards, et au bruit sourd des faux abattant les herbes des prés (Theuriet, Mais. deux barbeaux, 1879, p.139).
Son imitant la voix d'une personne qui nasille (v. nasiller A 1 p. anal.). La grande rue bourdonnait au loin de chants joyeux, de nasillements de trompettes de bois et d'éclats de rire (Erckm.-Chatr., Ami Fritz, 1864, p.184).
Prononc. et Orth.: [nazijmɑ ̃]. Att. ds Ac. 1935. Goncourt, loc. cit.: nazillement Étymol. et Hist. 1741 nazillement (Caylus, Féeries nouvelles, p.542). Dér. de nasiller*; suff. -ment1*. Fréq. abs. littér.: 29.