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MYSTIFICATEUR, -TRICE, subst. et adj.
I. − Subst. Personne qui s'amuse à tromper, à berner quelqu'un (synon. farceur); qui abuse de la confiance ou de la crédulité de quelqu'un (synon. trompeur, faussaire, simulateur). Le retour de la comète de Charles-Quint avait été annoncé par un mystificateur pour le 13 juin 1857 (Flammarion, Astron. pop., 1880, p.616).Je voudrais seulement savoir si j'ai devant moi une démente convaincue ou une mystificatrice experte (Colette, Cl. s'en va, 1903, p.41):
−. La prédominance de la malice sur la vanité apparaît chez les mystificateurs, qui aiment à garder le secret sur leurs mystifications... Mounier, Traité caract., 1946, p.382.
II. − Adj. Qui est propre à une telle personne. Un côté mystificateur et d'une gaïté à froid (Malègue, Augustin, t.2, 1933, p.444).La poésie dadaïste, son goût des métaphores surprenantes ou mystificatrices (Sadoul, Cin.,1949, p.187).
Prononc. et Orth.: [mistifikatoe:ʀ], fém. [-tʀis]. Att. ds Ac. dep. 1798 (1798-1878 au masc.; 1935 au masc. et au fém.). Étymol. et Hist. 1. 1770 subst. masc. (Galiani, Corr., I, 36 ds R. Philol. fr. t.37, p.34); 2. 1858 adj. (P. Lacroix, Histoire des mystificateurs, III, 8, ibid., p.35). Dér. sav. de mystifier*; suff. -(at)eur2*. Fréq. abs. littér.: 51.