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MONOPOLEUR, -EUSE, subst.
Celui, celle qui exerce un monopole. Je ne détruis point le commerce, mais le brigandage du monopoleur (Robesp.,Discours,Subsist., t.9, 1792, p.117).Say répond à Buchanam que le propriétaire n'est point un monopoleur, parce que le monopoleur «est celui qui n'ajoute aucun degré d'utilité à une marchandise» (Proudhon,Propriété,1840, p.250).Le monopoleur a (...) tendance à fixer un prix plus élevé que le coût moyen (Mathieu1970).
Emploi adj. Libérer le pays de sa dépendance vis-à-vis du capital monopoleur étranger (Univers écon. et soc.,1960, p.36-8).Les groupements monopoleurs (Perroux,Écon. XXes.,1964, 563).
Prononc. et Orth.: [mɔnɔpɔloe:ʀ], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1. 1552 «celui qui accapare des denrées» (Ch. Estienne, Dict. Latinogallicum, 581b ds Rom. Forsch. t.32, p.107: Comprimere frumentum. Serrer et supprimer les bleds pour les vendre plus cher, comme font les blatiers et monopoleurs); 1798 (Ac.); 2. 1780 «celui qui détient un monopole» (Raynal, Hist. phil., I, 11 ds Littré). Dér. de monopoler*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér.: 37. Bbg. Delb. Matér. 1880, p.207. _ Dub. Pol. 1962, p.347.