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MOLLARD, MOLARD2, subst. masc.
Pop. et vulg. Crachat. Synon. glaviot, graillon.Cette créature [Sarah Bernhardt], que rien ne fatigue, que rien ne lasse et qui crache le sang sans plus de détérioration de son être que lorsqu'on crache des mollards (Goncourt, Journal, 1889, p. 961).Les couleuvres qu'il faut avaler, les molards qu'on reçoit sur la face et qu'il faut essuyer en disant merci encore (Queneau, Pierrot, 1942, p. 117).
Prononc. et Orth.: [mɔla:ʀ]. Rob. Suppl. 1970, Lar. Lang. fr.: mollard ou molard, mollarder ou molarder. Étymol. et Hist. 1865 mollard (Larch., p. 210); 1867 molard (Delvau). Dér. de mol, v. mou; suff. -ard*.
DÉR.
Mol(l)arder,(Molarder, Mollarder) verbe intrans.,pop. et vulg. Cracher. Synon. glavioter, graillonner.Une marchande près de Saint-Sulpice (...) se dressait, hurlante, quand on mollardait dans ses poires cuites ou sur ses volailles (Huysmans, En mén., 1881, p. 99).Les voisins sont tous descendus en foule des étages, en treillis, savates... Ils ont molardé tant et plus, ils ont rempli les paillassons (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 209). [mɔlaʀde], (il) mollarde [mɔlaʀd̥]. Cf. mol(l)ard. 1reattest. 1866 (Delvau, p.256); de mollard1, dés. -er.