× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
MIJAURÉE, subst. fém.
Jeune fille, femme prétentieuse, maniérée, ridicule. Vous n'êtes point de ces mijaurées qui ne savent seulement point entendre une plaisanterie (Mirbeau,Journal femme ch.,1900, p.188):
1. Fi des coquettes maniérées! Fi des bégueules du grand ton! Je préfère à ces mijaurées Ma Jeannette, ma Jeanneton. Béranger,Chans., t.1, 1829, p.220.
Faire la/sa mijaurée. J'aime les femmes honnêtes qui ne font pas leur mijaurée! (Feydeau,Dame Maxim's,1914, i, 10, p.16):
2. Une institutrice refuse un mari (...) parce que, dit-elle, elle ne veut pas avoir un mari au-dessous d'elle par l'éducation; et, dans la lettre où elle fait ainsi la mijaurée, il y a quatre fautes d'orthographe. Renard,Journal,1906, p.1074.
P. plaisant., au masc. Quels salauds, tout de même (...) Non pas de faire l'amour, mais de faire les mijaurés (Mauriac,Pharis.,1941, p.133).
En emploi adj. [En parlant d'une pers.] La plus mijaurée des duchesses a la même santé de corps ou d'âme que sa fermière (Bernanos,Dialog. Carm.,1948, 3etabl., 3, p.1618).
[P. méton.] De plus chastes vertus un peu moins mijaurées Viendront nous ramasser dans notre pourriture (Péguy,Tapisserie N.-D.,1913, p.893).Elle prit son air mijaurée (Aragon,Beaux quart.,1936, p.160).
Prononc. et Orth.: [miʒ ɔ ʀe] ou [-ʒ ο-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1640 «jeune fille ou femme sotte» (Oudin Curiositez); 2. 1660 «jeune fille ou femme qui montre des prétentions par de petites manières affectées et ridicules» (Oudin Fr.-Esp.). Mot dial. de l'Ouest; prob. issu par altération de -l- en -r-, d'un subst. *mijolée, dér. du b. manceau migeoler «cajoler», proprement «achever de mûrir, mûrir» (1560 ds Romania t.33, 1904, p.577), var. dial. de mijoter*. Cf. FEW t.16, p.586a. Fréq. abs. littér.: 41. Bbg. Sain. Sources t.1 1972 [1925], p.205, 321, 322.