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MÉVENTE, subst. fém.
COMMERCE
A. − Vx. Vente à perte, à trop bas prix. Il se plaint de la mévente qu'on a faite de ses meubles (Ac. 1798-1935; dict. xixeet xxes.).
B. − Non vente ou vente difficile, inférieure à ce qui était escompté. Mévente du blé, du café, du vin. Comment aujourd'hui le capital essaie-t-il de conjurer les crises alternées de surproduction et de mévente? (Jaurès,Armée nouv.,1911, p.423).Dans le secteur textile la rétention de stocks excédentaires dus à la mévente s'est elle-même transformée parfois en rétention volontaire (Le Monde,19 janv. 1952, p.10, col.1).
Prononc. et Orth.: [mevɑ ̃:t]. Ac. 1694, 1718: mesvente, dep. 1740: mé-. Étymol. et Hist. 1243 La Rochelle mesvende «vente à perte, ou vente difficile» (doc. ds Z. fr. Spr. Lit., t.84, p.341). Tiré de mévendre*, d'apr. vente*.