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MÉTAYER, -ÈRE, subst.
Exploitant(e) agricole lié(e) à un propriétaire foncier par un contrat de métayage. Des hommes ayant des ressources louent de grandes étendues de terre à prix d'argent et les sous-louent par parcelles aux métayers, qui leur donnent la moitié du produit (Doc. hist. contemp., Young, 1793, p. 25).Elle avait été à douze ans servante de métayer, domestique de domestiques, ce qui s'appelle dans la Lande une gouge (Mauriac, Génitrix, 1923, p. 381).Une métayère de nos environs perdit, l'an dernier, sa fille (Pesquidoux, Livre raison, 1932, p. 204).Dans la plus grande partie de la France, les terres s'exploitaient à part de fruits et le métayer restituait, à la fin du bail, ordinairement conclu pour un an, la garniture du fonds fournie par le propriétaire, faute de quoi il en payait la valeur au dire de l'inventaire d'entrée (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 563).V. bailleur ex. 1, fermier ex. 2.
Prononc. et Orth.: [meteje], [-tε-], fém. [-ε:ʀ]. Ac. 1694, 1718 metayer, dep. 1740 mé-. V. métayage. Étymol. et Hist. 1. Ca 1150 moitoier «celui qui partage par moitié» (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 3893); 2. ca 1200 «celui qui fait valoir une terre qui n'est pas à lui et qui en rend la moitié des fruits au propriétaire» (Godefroy de Bouillon, p. 15 ds T.-L.); 1480 metayer (Ordonnance des rois de France, t.18, p.619). Dér. de moitié*; suff. -ier*. Déjà medietarius «tenancier héréditaire à demi-fruit» (1107 ds Nierm.; au sens de «personne qui ne doit que la moitié de la dîme» en 860, ibid.; v. aussi FEW t. 6, 1, p.614a). Fréq. abs. littér.: 267. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 124, b) 103; xxes.: a) 141, b) 889. Bbg. Dub. Pol. 1962, p. 343.