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MERLON, subst. masc.
ARCHIT. MILIT., FORTIF.
A. − ,,Partie d'un parapet se plaçant entre deux créneaux`` (Vogüé-Neufville 1971). Le couronnement [d'un bâtiment] (...) est formé de créneaux dont les merlons arrondis ressemblent à ceux de certaines fortifications bâties en Europe (Du Camp, Nil, 1854, p. 239).
B. − ,,Levée de terre destinée à servir de protection contre la chaleur, les projections ou les ondes de choc`` (Pyrotechnie 1972). Les ateliers [d'une poudrerie] sont construits en matériaux légers et entourés de merlons ou levées de terre (Chalon, Explosifs mod., 1911, p. 274).
Prononc. et Orth.: [mε ʀlɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1642 «portion de mur entre deux créneaux» (Oudin, Seconde part. des Recherches ital. et françoises); 2. 1905 «levée de terre dont on entoure les dépôts d'explosifs» (Haton de La Goupillière, Exploitation mines, p. 381). Empr. à l'ital. merlone, att. au sens de «créneau» dep. 1561 (Citolini ds Batt.), dér. augm. de merlo «id.», du lat. médiév. merulus «id.» (xes. ds Nierm.), prob. issu p. métaph. du lat. merulus «merle» (v. A. Horning ds Z. rom. Philol. t. 21, p. 456 et FEW t. 6, 2, p. 38b).