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MÉLÈZE, subst. masc.
BOT. Arbre gymnosperme (de la famille des Abiétinées) à cônes dressés qui produit une résine appelée thérébenthine de Venise et dont les feuilles caduques produisent une substance appelée manne-de-Briançon (v. manne). Les sapins, les mélèzes (...) sont très propres à attirer et recueillir, par leurs folioles (...) les vapeurs de l'atmosphère des montagnes (Bern. de St-P., Harm. nat., 1814, p.84).Un grand vent venait de la mer et faisait rouler dans les hautes branches des mélèzes, des pins géants du jardin, un orage majestueux (Gracq, Beau tén., 1945, p.71).
Prononc. et Orth.: [melε:z]. Ac. 1762: mélèze; Ac. 1798: méleze; dep. 1835: mélèze. Etymol. et Hist. 1552 fém. (Ch. Estienne, Dict. Latinogallicum, 752b ds Rom. Forsch. t.32, p.104), encore fém. ds Trév. 1771, souvent fém. dans les parlers région. (v. FEW t.6, 1, p.654a et Roll. Flore t.11, p.232); 1765 melese masc. [p. anal. avec les autres noms d'arbres] (Encyclop. t.10). Empr. à l'a. dauph. melese (attesté en 1313, v. J. Hubschmid, Alpenwörter romanischen und vorromanischen Ursprungs, Berne, 1951, p.55) qui remonte à une forme *melice, issue, après changement d'accentuation propre aux parlers de cette aire géogr. (cf. rŭmĭce > rumeze dans les parlers de la Drôme, Hubschmid, loc. cit. et FEW t.10, p.557b), de *melice (d'où a. prov. melse ca 1540, v. P. Meyer, Doc. ling. des Basses-Alpes ds Romania, t.27, p.376; cf. encore Rabelais, Tiers Livre, chapitre 52, éd. M. A. Screech, p.352 qui atteste melze comme mot employé par «les Alpinois»), formé du croisement d'un rad. gaul. mel- désignant cet arbre, avec le mot lat. larix qui le désignait. Fréq. abs. littér.: 115. Bbg. Meyer-Lübke (W.). Wortgeschichtliches. Z. rom. Philol. 1891, t.14, pp.243-244. _ Paris (G.). Romania. 1891, t.20, pp.333-334.