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MASCOTTE, subst. fém.
I. − Être ou chose considéré(e) comme portant bonheur. Synon. fétiche, porte-bonheur.La mascotte du régiment. Il avait un tas de mascottes à sa chaîne de montre (...) et il les plaçait (...) sur le tapis vert (Bruant1901, p.224).Londres est ma mascotte; tout ce que j'en ai reçu m'a porté bonheur (Morand,Londres,1933, p.331):
. Paterson jeta un regard vers Mithoerg, hésita et dit, à mi-voix, sur un ton bizarre: − «Tu es sa mascotte...» Elle rit: − «Pilote est plus gentil que toi, Pat'... Il ne dit pas «mascotte», lui. Il dit «ange gardien».» Martin du G.,Thib., Été 14, 1936, p.79.
II. − Arg., vieilli
A. − Homme, fille vierge. Ah! laisse (...) Faire et dire lâches et sottes, Faux gens de bien, feintes mascottes (Verlaine, Œuvres compl., t. 2, Odes en son honn., 1893, p.11).− Et dire que je mourrai sans avoir le pucelage de quelqu'un! Ça serait mon rêve de trouver un débutant! Je le payerais même, si je savais en rencontrer un! − V'là ton affaire, dit un volontaire, le brigadier... c'est une mascotte! (O. Méténier,Le Brigadier Mascotte ds France1907).
B. − Synon. de faux-cul.Cravates roses et bleues (...), mascottes trop en arrière et gorges plus en avant qu'il ne faudrait pour marquer bien (Verlaine, Œuvres compl., t. 4, Mém. veuf, 1886, p.202).
REM.
Mascotte, subst. fém.,pâtiss. et confis. a) Gâteau qui se prépare en masquant une génoise ronde avec de la crème au moka. Voir E. Duval, Traité gén. de confiserie mod., Troyes, E. Duval, 1908, p.596.b) Bonbon fourré de praliné, en forme de coussin (E. Duval,Traité gén. de confiserie mod., Troyes, E. Duval,1908p.478).
Prononc. et Orth.: [maskɔt]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1867 (E. Zola, Les Mystères de Marseille, éd. Charpentier 1909, p.223 cité par G. Gougenheim ds Fr. mod. t. 14, 253). Empr. au prov. mascoto «sortilège, ensorcellement au jeu» (1remoitié du xixes. ds Mistral); dér. de masco «sorcière, magicienne» (ibid.). Fréq. abs. littér.: 15. Bbg. Quem. DDL t. 1.