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MANUMISSION, subst. fém.
HIST. DU DR. (romain et féodal). Affranchissement légal d'un esclave, d'un serf. Il [Marc-Aurèle] porta plusieurs édits pour empêcher les manumissions précipitées, prononcées sous le coup des applaudissements populaires (Renan,Marc-Aurèle,1881, p. 31).Le premier type de «manumission» − pour parler le langage du temps − [type dans lequel l'affranchi échappait désormais à toute autorité privée, autre que celle dont il pouvait plus tard, de son propre gré, rechercher l'appui] était rare (M. Bloch,La Société féodale, Paris, Albin Michel, 1968 [1939], p. 360).
P. anal. [À propos des esclaves noirs au xixes.] Société pour encourager la manumission des nègres, et protéger ceux qui sont devenus libres (Crèvecoeur,Voyage, t. 3, 1801, p. 230).
Prononc. et Orth.: [manymisjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. 1324 (Arch. JJ 62, fo73 vods Gdf.). Empr. au lat. manumissio, -onis de même sens, dér. du supin manumissum de manumittere «affranchir», comp. de manus «main» et de mittere «laisser aller». Bbg. Quem. DDL t. 14.