× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
MALPROPRETÉ, subst. fém.
A.− Au sing. Manque de propreté. Dans le même temps, le duc fut frappé de l'état de malpropreté où croupissait sa bonne ville de Dijon (Barante, Hist. ducs Bourg.,t. 1, 1821-24, p. 400).La réaction contre cette seconde tendance donne une passion de la propreté et une aversion extrême pour la malpropreté, d'où se forme parfois un complexe morbide de pureté (Mounier, Traité caract.,1946, p. 144):
1. Comme il avait eu honte et horreur de cette lutte quotidienne qu'il lui fallait maintenant mener contre lui-même, contre les flétrissures, la malpropreté, l'odeur de la vieillesse! Martin du G., Thib.,Belle sais., 1923, p. 985.
B.− Au plur., p. méton.
1. Ce qui salit, souille. Ma vie, depuis que je n'ai plus de bonne (...) est infernale. (...) Les malpropretés des bêtes : obligation de laver par terre à l'eau de javel (Léautaud, Journal littér., 3, 1910-21, p. 288).
2. Acte indécent, indélicat, malhonnête. Il ne pouvait s'empêcher de taxer de malpropretés certaines intrigues de Georges, et il le lui disait crûment (Rolland, J.-Chr.,Nouv. journée, 1912, p. 1536).Homme d'honneur, au reste, de cet homme qui permet les pires malpropretés, pourvu qu'on sache se battre soi-disant pour les effacer (Léautaud, Théâtre M. Boissard,t. 1, 1926, p. 23):
2. Je ne fus pas exactement au fait des manœuvres qui menèrent à ce résultat, mais j'en sus assez, j'en ai surtout, depuis lors, assez appris pour deviner de quelles malpropretés elles étaient faites. Daniel-Rops, Mort,1934, p. 233.
Prononc. et Orth. : [malpʀ ɔpʀ əte]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1663 « manque de propreté, saleté » (Chapelain, Lettre à Huet [BN ms. fo390] ds Brunot t. 4, p. 488); 2. 1696 [éd.] « action malpropre » malpropretés dégoûtantes (La Bruyère, Les Caractères, De l'homme, 121 ds Œuvres, éd. G. Servois, III, p. 55) Dér. de malpropre* d'apr. propreté*. Fréq. abs. littér. : 87.