× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
LEURRE, subst. masc.
A. −
1. FAUCONN. Morceau de cuir rouge en forme d'oiseau garni de plumes servant à faire revenir l'oiseau sur le poing du fauconnier. Synon. appât, appeau.Dresser un gerfaut, un faucon au leurre; l'oiseau fond sur le leurre. Il suffisait de savoir donner l'escap au faucon, le suivre à toutes jambes, le faire revenir au leurre et le placer avec adresse sur le poing de sa dame (Jouy, Hermite, t. 4, 1813, p. 168).
2. P. anal., PÊCHE. Appât artificiel utilisé pour la capture des poissons dans la pêche au lancer. Synon. amorce.Partir à la pêche avec une collection de leurres (Davau-Cohen1972).
B. − Au fig.
1. Artifice spécieux dont l'apparence séduisante est destinée à tromper. Synon. duperie, tromperie, mystification.
a) [À propos d'inanimés concr.] Tous les cosmétiques superficiels ne sont qu'un leurre. On a l'âge qu'on a (Amiel, Journal,1866, p. 208).Imaginée par cette déraison spéciale qu'est la chauvinite de l'art, cette école n'est donc qu'un attrape-nigauds, qu'un leurre (Huysmans, Oblat, t. 1, 1903, p. 308).
b) [À propos d'inanimés abstr.] Il suffit (...) de songer (...) Que toute ambition trompe l'effort humain, Que l'espoir est un leurre (Hugo, Feuilles automne,1831, p. 753).Si tu crois l'heure enfin sonnée où les autres hommes te regarderont comme un des leurs (...) ce ne sera qu'illusion que leurre rien n'est possible qu'un mensonge (Aragon, Rom. inach.,1956, p. 179).
2. Apparence séduisante faisant simplement illusion. Synon. mirage.Désir de vivre et d'être heureux, leurre et fallace (Moréas, Cantil.,1886, p. 113).Le ciel et tout ce qu'il contient matin et soir d'astres, de vents, d'oiseaux et de fumées est un leurre qui trompe sur la fuite du temps (Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 28).
Prononc. et Orth. : [lœ:ʀ]. Homon. leur (pron. pers.), leur, leurs (adj. et pron. poss.). Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1202 loire « ce qui attire » (Jean Bodel, Congés, éd. P. Ruelle, 166); 2. 1erquart du xiiies. fauconn. (Reclus de Molliens, Miserere, 5, 10 ds T.-L.); 1377 leurre (Gace de La Buigne, 7473, ibid.); 3. av. 1615 « artifice qui sert à attirer quelqu'un pour le tromper » (É. Pasquier, Recherches de la France, 496 ds IGLF). De l'a. b. frq. lôþr « appât », cf. le m. h. all. luoder « appât; ce qui attire (en gén.) ». Fréq. abs. littér. : 127. Bbg. Darm. Vie 1832, p. 98. - Hug. Lang. 1933, pp. 37-38. - Staaff (E.). Qq. rem. sur le passage d'eu atone à u en fr. In : [Mél. Wahlund (C.)]. Mâcon, 1896, p. 247. - Walt. 1885, p. 77.