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LANDIER, subst. masc.
Grand chenet que l'on peut trouver aujourd'hui dans les cheminées d'agrément et qui autrefois, dans les grandes cheminées de cuisine, supportait des broches à rôtir et permettait de maintenir à la chaleur du charbon de bois des aliments dans les corbeilles de fer les surmontant. La lumière, entrant par les vitres, chauffait la pièce, miroitait sur les landiers de fer, accroupis au fond de l'âtre (Moselly, Terres lorr.,1907, p. 41).On lui réchauffa les pieds contre des landiers brûlants (Queffélec, Recteur,1944, p. 135):
Sous le manteau de la cheminée, deux landiers supportent les bûches, dont la flamme lèche les flancs de la marmite, suspendue à l'un des crans de la crémaillère. Leurs montants, qui s'avancent, reçoivent, dans les corbeilles de fer qui les couronnent, les plats à tenir au chaud... Faral, Vie temps st Louis,1942, p. 157.
Prononc. et Orth. : [lɑ ̃dje]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Dernier tiers du xiiies. [date du ms. A 4] (Charroi Nîmes, éd. D. Mc Millan, 777, var.). Issu, par agglutination de l'art. déf., de l'a. fr. andier (xiiies. ds T.-L.), lui-même issu du gaul. *andéros « jeune taureau » (cf. irl. ainder « jeune femme »; gallois anner « génisse »), les landiers étant souvent ornés de têtes d'animaux à leurs extrémités. FEW t. 1, p. 94a. Fréq. abs. littér. : 21. Bbg. Benoît (P.). Die Bezeichnungen für Feuerbock und Feuerkette im Französischen... Z. rom. Philol. 1924, t. 44, pp. 391-395.