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JOTA1, subst. fém.
Consonne espagnole, écrite j. Que devait-il penser de son maître, lorsque celui-ci, devenu élève à son tour, (...) s'escrimait, sans succès, contre la formidable jota (P.-C. Pontis, Petite gramm. de la Prononc., Paris, Hetzel et Cie, 1881, pp. 64-65).Dès le début du xviiies. se généralise [dans le castillan] la confusion des deux fricatives en un son fricatif vélaire sourd : celui de la jota actuelle (P. Bec, Manuel Pratique de Philol. Rom., t. 1, Paris, Éd. A. et J. Picard, 1970, p. 229).Partez du mot français « rat »; grattez un peu plus la gorge, tout en restant sur le r. Vous obtenez ainsi la prononciation de la fameuse jota, nom donné à la lettre j (J. Donvez, Méthode 90, Espagnol, Paris, Le Livre de poche, 1970, p. 33).
Rem. Emploi masc. chez Gautier : Et, malgré notre accent au dur jota rebelle, Tu comprenais très bien que nous te trouvions belle (Poés., 1872, p. 278).
Prononc. : [xɔta]. Étymol. et Hist. 1840 « fricative vélaire espagnole transcrite par j » (Ac. Compl. 1842). Mot esp. attesté dep. le xvies. (d'apr. Al.), empr. au lat. iota désignant la neuvième lettre de l'alphabet grec.