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IRRÉDUCTIBILITÉ, subst. fém.
A. − CHIR. Impossibilité de réduire le déplacement de deux fragments osseux fracturés ou de faire rentrer dans l'abdomen le contenu d'une hernie (d'apr. Lar. méd. t. 2 1972).
B. −
1. Caractère de ce qu'on ne peut ramener, assimiler à autre chose. Irréductibilité des faits de conscience aux objets de la nature (J. Vuillemin, Être et trav.,1949, p. 138):
Je suis donc tenu de penser le coupable comme appartenant sous un certain rapport à un monde d'où, sous un autre rapport, il est exclu; et dire que ce dualisme a un caractère métaphysique, c'est affirmer l'irréductibilité absolue de ces deux aspects, de ces deux natures; l'impossibilité de les ramener à l'unité par un raisonnement, à la façon platonicienne... G. Marcel, Journal,1919, p. 213.
2. Caractère de ce qui ne peut être ramené à une forme plus simple ou à une quantité plus faible. L'irréductibilité d'une fraction dont les deux termes sont premiers entre eux (Littré); l'irréductibilité d'une équation, d'un oxyde (Lar. 19e-Lar. encyclop.); l'irréductibilité d'une rente (Ac.1935).
C. − Caractère de ce dont on ne peut venir à bout. Irréductibilité d'un caractère (Ac. 1935). L'irréductibilité des tendances perverses se traduit par le récidivisme incessant de la faute, l'incorrigibilité en apparence absolue (Mounier, Traité caract.,1946, p. 727).
Prononc. et Orth. : [iʀ(ʀ)edyktibilite]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. 1762 « qualité de ce qui est irréductible » ici s'applique à des équations (Ac., s.v. irréductible); 1851 irréductibilité à (Cournot, Fond. connaiss., p. 570 : l'irréductibilité absolue d'un ordre de phénomènes à un autre); 2. 1935 « caractère de ce dont on ne peut venir à bout » irréductibilité d'un caractère (Ac.); 3. 1972 méd. (Lar. Méd. t. 2). Dér. sav. de irréductible*; suff. -ité -(i)té*. Fréq. abs. littér. : 21.