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IRRÉCUPÉRABLE, adj.
A. − [Appliqué à une chose] Que l'on ne peut récupérer, recouvrer dans sa totalité. Le capital consommé en voyage est au contraire irrécupérable. Il s'est changé en biens immatériels (plaisir, souvenirs, etc...) (Defert, Pol. tour. Fr.,1960, p. 33).
En partic. Que l'on ne peut récupérer ou réparer en raison de l'usure, de l'état de vétusté. Une vieille ferraille à peu près irrécupérable (Rob.).
B. − Au fig. [Appliqué à une pers.] Dont la réinsertion dans un groupe social ou politique est devenue définitivement impossible. Le monde agricole n'était pas, dans la nation, un secteur perdu et (...) les paysans n'étaient pas des citoyens irrécupérables (Debatisse, Révol. silenc.,1963, p. 129).
Prononc. : [iʀ(ʀ)ekypeʀabl̥]. Étymol. et Hist. 1. 1386 « irrémédiable » dommage irrecuperable (Arch. MM 31, fol. 7 vods Gdf.); 2. fin xives. « qui ne peut être recouvré » gloire inrecuperable (E. Deschamps, VII, 295 ds T.-L.); 3. ca 1950 « qui ne peut être réincorporé dans les rangs d'un parti totalitaire » (d'apr. FEW t. 10, p. 167a); 1963 (Debatisse, loc. cit.). 1, 2 empr. au lat. irrecuperabilis « irrémédiable » à basse époque; « que l'on ne peut recouvrer » au Moy. Âge (xiiies. ds Blaise Latin. Med. Aev.); 3 dér. de récupérable*; préf. in-1*.