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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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INTERPOLATION, subst. fém.
Action d'interpoler; résultat de cette action. Interpolation évidente, maladroite. Je n'ai pas eu besoin de récuser les évangiles ni la tradition chrétienne, de supposer des interpolations, des anachronismes, des mensonges dans cette haute et respectable antiquité du christianisme (P. Leroux, De l'Humanité, t. 2, 1840, p. 965).V. écaler (s.v. écale rem.) ex. de Huymans :
À en croire Dujardin, qui dit avoir étudié durant dix ans « les textes sacrés », quantité d'interpolations, tant dans les évangiles que dans les épîtres de saint Paul, auraient été glissées pour favoriser un fléchissement opportuniste. Gide, Journal,1935, p. 1228.
Prononc. et Orth. : [ε ̃tε ʀpɔlasjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. 1. 1364-73 « interruption » (Bersuire, Tit. Liv., ms. Ste Gen., fo60a ds Gdf.), en m. fr. seulement; 2. 1702 « action d'interpoler un texte » (Ruinart, Apolog. de la miss. de S. Maur, p. 97 ds Trév. 1704); 3. 1812 math. (Mozin-Biber). Empr. au lat.interpolatio « action de changer çà et là », en b. lat. « altération, erreur », formé sur le supin interpolatum de interpolare, v. interpoler. Fréq. abs. littér. : 25.