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INFIRMERIE, subst. fém.
Local aménagé dans un établissement non hospitalier, destiné à recevoir et à soigner les malades, les blessés. Médecin de l'infirmerie; infirmerie modèle; infirmerie du lycée; élever, installer une infirmerie; diriger le service d'infirmerie; aller à l'infirmerie; être admis, conduit, envoyé, soigné à l'infirmerie; se faire admettre à l'infirmerie. C'était une pièce très gaie, cette infirmerie blanche, aux murs blancs, avec les quatre lits drapés de rideaux blancs. Une large nappe de soleil dorait cette blancheur, toute une floraison de lis au milieu de l'air tiède (Zola, Argent,1891, p. 405).Le choc extrêmement violent lui avait coupé la respiration. J'accourus et le relevai. Je l'emmenai à l'infirmerie. Elle se trouvait à l'autre bout du lycée (Lacretelle, Silbermann,1922, p. 92).En janvier 1941, il y avait à l'infirmerie quatre évadés traités pour pieds gelés, et l'un d'eux si gravement atteint qu'il en souffrira toute sa vie (Ambrière, Gdes vac.,1946, p. 225):
1. Fauchelevent s'était démis la rotule dans sa chute. Le père Madeleine le fit transporter dans une infirmerie qu'il avait établie pour ses ouvriers dans le bâtiment même de sa fabrique et qui était desservie par deux sœurs de charité. Hugo, Misér., t. 1, 1862, p. 219.
P. métaph. :
2. Ils sont tous de bon appétit mes chers petits poulets, mais un m'est venu avec la patte cassée. Le pauvre m'a fait pitié, le voilà à l'infirmerie jusqu'à guérison, c'est-à-dire à la cuisine, où je lui ferai autant de visites qu'un médecin. E. de Guérin, Lettres,1834, p. 61.
Prononc. et Orth. : [ε ̃fiʀm(ə)ʀi]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1509 (doc. ds M. Vachon, La Renaissance française, Paris, 1910, p. 111). Dér. de infirmier*; suff. -erie*; a remplacé enfermerie, attesté du xiiies. (v. FEW t. 4, p. 670b) à 1675 (Oudin Esp. -Fr., qui donne les 2 formes), dér. de enfermier, anc. forme de infirmier*. Fréq. abs. littér. : 192. Bbg. Cagnon (M.), Smith (S.). Le Vocab. de l'archit. en France de 1500 à 1550. Cah. Lexicol. 1971, no19, p. 96.