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INDÉCLINABLE, adj.
A. − Rare. [Correspond à décliner2] Qu'on ne peut décliner, écarter. Le fait en général d'être responsable, est indéclinable. Toute la pesante grandeur, tout le profond sérieux de notre dignité tiennent dans ce principe du tiers exclu moral qui nous condamne à prendre parti (Jankél., Je-ne-sais-quoi,1957, p. 226).
B. − GRAMM. [Correspond à décliner3]
1. Qui, dans une langue à flexion, ne se décline pas. Anton. déclinable.Adjectif latin indéclinable. Les prépositions ne sont autre chose, que des adjectifs devenus indéclinables (Destutt de Tr., Idéol. 2,1803, p. 118).
Emploi subst. masc. Un indéclinable. (Ds Littré, Rob., Lar. Lang. fr.).
2. P. ext. Qui ne reçoit pas les marques du genre ni du nombre. Synon. invariable.Adjectifs numéraux indéclinables. Mot, particule indéclinable (Ac. 1835, 1878; ds Littré, Rob., Lar. Lang. fr.).
REM.
Indéclinabilité, subst. fém.,rare, gramm. Caractère d'un mot indéclinable. (Ds Ac. 1835, 1878; Littré, Rob., Lar. Lang. fr.).
Prononc. et Orth. : [ε ̃deklinabl̥]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Fin xives. gramm. « invariable » (Roques t. 2, 2465 : cornu... cornua : indeclinable ou singulier); prob. xvies. « qui ne se peut écarter, éviter » (Petit traité d'alchim. ds Rose, éd. Méon, t. 4, p. 338), puis av. 1715 (Fénelon, Lettre sur la grâce et la prédestination, éd. 1820, t. 3, p. 292). Empr. au lat.indeclinabilis « qui ne dévie pas » à l'époque impériale, terme de gramm. en b. latin. Fréq. abs. littér. : 11. Bbg. Gohin 1903, p. 272 (s.v. indéclinabilité).