× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
INCOMMODER, verbe trans.
A. − Mettre mal à l'aise physiquement ou moralement; gêner, importuner, déranger. Incommoder qqn.
1. [Le suj. ou l'agent désigne ou implique un phénomène physique] La fumée surtout y incommodait gravement ses yeux (Montalembert, Ste Élisabeth,1836, p. 199).Toutes ces salissures partout prouvaient bien que les locataires se souciaient peu de propreté; cet inconfort ne devait guère les incommoder (Dabit, Hôtel Nord,1929, p. 12):
Il secoue toujours la tête comme pour chasser un moucheron, tic innocent en apparence et qui ne laisse pourtant pas d'incommoder les voisins, voire de les distraire et de corrompre leur attention. Duhamel, Journal Salav.,1927, p. 33.
2. Vieilli ou littér. [Le suj. ou l'agent désigne ou implique une réalité d'ordre moral] Inquiets, divisés, incertains, incommodés par une époque agitée et confuse, ils [nos cadets] ne peuvent plus imaginer ce que fut, pour nous autres, la rencontre avec Claudel, avec Péguy (Massis, Jugements,1924, p. 267).La suppression, l'escamotage de tout ce qui, dans l'Évangile, les incommode (Gide, Feuillets,1928, p. 901).
3. Emploi pronom. réfl.
S'incommoder de qqc.S'embarrasser, s'encombrer de quelque chose. On sait de combien de paquets, de détails et de commodités de tout genre les vieilles gens, et surtout les personnes raffinées, se chargeaient et s'incommodaient en voyage (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 288).
S'incommoder.Se gêner, se mettre dans une situation difficile, contraignante. Ils [les païens] craignoient beaucoup plus de s'incommoder eux-mêmes, que de nuire aux autres (Bonald, Législ. primit., t. 2, 1802, p. 46).
B. − Vx. Mettre dans une situation de gêne financière. La perte de ce procès l'a fort incommodé. Cette dépense l'incommodera (Ac.1798-1878).
Emploi pronom. réfl. Il [Jansénius] écrit à son ami [Saint-Cyran] de ne pas s'inquiéter de la dépense pour Barcos, et qu'il est à même d'y pourvoir, sans s'incommoder (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 1, 1840, p. 296).
Prononc. et Orth. : [ε ̃kɔmɔde], (il) incommode [ε ̃kɔmɔd]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Av. 1473 « causer du dommage à qqn » spéc. domaine milit. (Juvénal des Ursins, Hist. de Ch. VI, p. 426, an. 1404 ds Gdf. Compl.); 1596 « mettre dans un état de gêne, de malaise physique ou moral » (Hulsius ds FEW t. 4, p. 629b). Empr. au lat.incommodare « être à charge, gêner, incommoder ». Fréq. abs. littér. : 224. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 408, b) 275; xxes. : a) 366, b) 237.