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INACTION, subst. fém.
A. − État d'une personne inactive (v. ce mot B 1), qui a cessé ou s'abstient de tout travail ou occupation. Synon. désœuvrement; anton. activité.Sortir de l'inaction; être condamné, contraint, réduit à l'inaction. L'inaction, qui lui pesait, le poussait à de continuelles promenades (Zola, Germinal,1885, p. 1515).Ce Breton vient tromper son inaction en admirant de la gloire (Barrès, Voy. Sparte,1906, p. 193) :
... j'étais accablée et brisée de mon inaction, car, dès mon plus jeune âge, ne rien faire a toujours été pour moi la pire des fatigues. Néanmoins j'eus beaucoup de peine à me remettre au travail. Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 472.
SYNT. Inaction profonde, longue, passagère; inaction intellectuelle, musculaire; demeurer, être, rester, sombrer, vivre dans l'inaction; tirer qqn de son inaction.
B. − P. anal. [En parlant de choses animées] État de ce qui est inactif (cf. ce mot B 2). Synon. inertie, repos.Paris était environné d'une infinité de moulins à eau et à vent, qui restaient dans l'inaction (Marat, Pamphlets, Nouv. dénonc. Necker, 1790, p. 186).Je fus effrayé, hier, de l'inaction du port de Cherbourg pour les constructions (Michelet, Journal,1845, p. 612).
Prononc. et Orth. : [inaksjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1647 (Vaug., p. 569). Dér. de action*; préf. in-1*. Fréq. abs. littér. : 336. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 622, b) 666; xxes. : a) 296, b) 361. Bbg. Chaurand (J.). Fr. mod. 1972, t. 40, pp. 266-267.