× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
HYPALLAGE, subst. fém.
RHÉT. Figure de style qui consiste à attribuer, à un ou plusieurs mots d'une phrase, ce qui convient à d'autres (sans qu'il soit possible de se méprendre sur le sens de cette phrase). Le mal de prendre une hypallage pour une découverte, une métaphore pour une démonstration, (...), et soi-même pour un oracle, ce mal naît avec nous (Valéry, Variété [I], 1924, p. 191).« Un silence d'or vibrant, − l'avenir au galop (galopant) des chevaux du soleil [vers de la Tailhède], cela forme de belles hypallages modernes, mais conformes à la poétique ancienne (Temps, 11 août 1938).
Rem. On relève le mot au masc. J'y tenais beaucoup [à ce poème], encore que Marcel Drouin en critiquât la première phrase où il voyait un fâcheux hypallage (?) que pourtant je défendais (Gide, Journal, 1935, p. 1223).
Prononc. et Orth. : [ipal(l)a:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. Av. 1596 (Vigenère, Traicté du feu et du sel, 36, éd. 1642 ds Delb. Rec.). Empr. au b. lat.hypallage «même sens », gr. υ ̔ π α λ λ α γ η ́ « échange, hypallage ». Bbg. Gall. 1955, pp. 426-428.