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HAUSSEMENT, subst. masc.
A. − Usuel. Action de soulever une partie du corps. « L'homme public! » fait-elle, ramassant le mot et scandant tout ce qu'elle dit avec une sorte de hoquet d'ironie et des haussements de corps superbes (Goncourt, Journal,1863, p. 1251).Puis, après des « Enfin! » des petits haussements de lui-même, (...) il me tend la main, et sort (Renard, Journal,1906, p. 1031) :
À sa contenance, à un haussement de sourcil de rien, Elmire dut comprendre qu'il rabattait bien la moitié de ses dires. Pourrat, Gaspard,1931, p. 77.
En partic. Haussement d'épaules. Soulèvement des épaules marquant l'indifférence, la résignation ou l'agacement. Il a fait un haussement d'épaules (Ac.). Un éclat de rire grossier, un haussement d'épaules, accompagné de quelque maxime triviale sur la folie des femmes (Stendhal, Rouge et Noir,1830, p. 36).−Bien sûr, dis-je avec un haussement d'épaules. Ce haussement signifiait : « Impossible, mon pauvre, tu es retiré de la course. » (Sagan, Bonjour tristesse,1954, p. 135).
B. − Au fig.
1. Vx, rare. Action de s'élever par rapport à un ordre de grandeur donné. Synon. augmentation.Le haussement des monnaies; le haussement du prix des denrées (Ac. 1798-1878).
2. MUS. Action de s'élever dans la gamme. On a (...) proposé (...) d'indiquer immédiatement après l'armure essentielle [de la gamme mineure] le haussement du septième degré (Kastner, Gramm. mus.,1837, p. 36).
Prononc. et Orth. : [osmɑ ̃] init. asp. Homon. ossement (d'apr. Rob., mais le plus souvent [ɔsmɑ ̃]). Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1. xiiies. [ms.] judéo-fr. hocement « élévation, montagne » (Gloss. hébreu-fr. ds Levy, no424), attest. isolée; 2. 1358 « action de hausser quelque chose » (Comptes munic. de Tours 1, 39 ds FEW t. 24, p. 362b) en partic. 1585 haussement d'espaules (N. du Fail, Contes et Discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, II, p. 78). Dér. de hausser*; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs. littér. : 233. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 29, b) 420; xxes. : a) 636, b) 357.