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HÉMOSTASE, subst. fém.
A. − MÉD. Arrêt naturel ou provoqué d'une hémorragie. Hémostase physiologique, spontanée; hémostase artificielle. L'infection (...) régna tant que l'on ne connut pas sa nature exacte, ses causes, les sources et les moyens de la contamination. C'est dire que les procédés empiriques longtemps employés pour en pallier les effets − applications locales de plantes ou de baumes variés, pansements de fourmis pour assurer à la fois l'hémostase et la désinfection − n'avaient que des résultats nuls ou fort inconstants (Bariéty, Coury, Hist. méd.,1963, p. 782).
B. − ,,Arrêt de la circulation sanguine dans un vaisseau`` (Méd. Biol. t. 2 1971).
Prononc. : [emɔsta:z]. Étymol. et Hist. 1. 1748 méd. hémostasie « stagnation du sang due à la pléthore » (James, Dict. de médec., VI, 1425 ds DG); 1812 hémostase (Mozin-Biber); 2. 1845 « arrêt d'un écoulement sanguin » (Besch.). Empr. au gr. α ι ̔ μ ο ́ σ τ α σ ι ς « médicament pour arrêter le sang » composé de α ι ̃ μ α « sang » et de σ τ α ́ σ ι ς « action de se tenir » d'où « stabilité, arrêt », dér. de ι ́ σ τ η μ ι « arrêter ».