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HELLÈNE, adj. et subst.
A. − GÉOGR. HUM. De la Grèce ancienne (ou Hellade).
1. (Celui, celle) qui est originaire de ce pays, qui y habite. Ces variations, ces essais successifs et extrêmes, ces brusques changements de front appartiennent plus encore aux Celtes qu'aux Hellènes chez qui l'esprit, aussi mobile, est plus impur (Faure, Espr. formes,1927, p. 109).
2. Qui est propre à ce pays. Des modèles issus (...) de la numismatique hellène (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 188).
B. − HIST. DES RELIG. :
... des gens que les Juifs appelaient « hellènes ». Ce mot avait, en Palestine, des sens fort divers. Il désignait tantôt des païens, tantôt des Juifs parlant grec et habitant parmi les païens, tantôt des gens d'origine païenne convertis au judaïsme. C'est probablement dans cette dernière catégorie d'hellènes que Jésus trouva de la sympathie. Renan, Vie Jésus,1863, p. 239.
Rem. Hellène s'emploie parfois pour grec dans un cont. littér. ou emphatique. Au loin court quelque voile hellène (Hugo, Contempl., t. 3, 1856, p. 113). Télégramme du général de Gaulle au président Metaxas, premier ministre de Grèce. Brazzaville, 2 novembre 1940 : (...) j'adresse à votre excellence, ainsi qu'au gouvernement et au peuple hellènes, l'hommage de notre admiration et de notre foi (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p. 322).
REM.
Helléno-latin, adj.,hapax. Synon. usuels gréco-latin, gréco-romain.Le squelette spirituel que l'ancêtre helléno-latin nous avait légué presque intact se laisse rompre ou disloquer pour permettre à tous les fleuves de l'esprit de déposer leurs alluvions dans nos énergies défaillantes (Faure, Espr. formes,1927, p. 249).
Prononc. et Orth. : [εl(l)εn] ou [elεn]; [εll-] ds Barbeau-Rodhe 1930, Pt Rob., Warn. 1968; [εl(l)-] ds Lar. Lang. fr.; [el-] ds Pt Rob. Att. ds Ac. 1762 (au plur.). Étymol. et Hist. 1681 Hellenes subst. masc. plur. (Bossuet, Discours sur l'hist. univ., 1repartie, p. 16). Empr. au lat.Hellenes, -um « Grecs » lui-même empr. au gr. Ε λ λ η ν ε ς de même sens, plur. subst. de l'adj. Ε λ λ η ν « grec ». Fréq. abs. littér. : 82.