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GUIVRE, subst. fém.
A. − Serpent fantastique préposé, selon certains contes, à la garde d'un trésor. Changer qqn en guivre. Là les véritables dragons, les guivres qui ont existé, les hydres (Valéry, Variété [I], 1924, p. 89).
B. − HÉRALD. Guivre (...) se dit d'un serpent semblant dévorer un homme (L'Hist. et ses méth.,1961, p. 761).
C. − PEINT. Figuration de ce serpent fantastique. Le vieux salon du doyen (...) au plafond historié de rocailles et de guivres (Nerval, Chât. Bohème,1853, p. 5).
REM.
Guivré, -ée, adj.,hérald. ,,Orné de guivres`` (Littré; dict. xixeet xxes.)
Prononc. et Orth. : [gi:vʀ ̥]. Att. ds Ac. 1878 et 1932. Ac. 1878 renvoie à givre, var. attestée aussi ds Littré, Lar. 19e-20e; vouivre ds Lar. encyclop. et Quillet 1965; wivre ds Quillet 1965. Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 « vipère, serpent » (Roland, éd. J. Bédier, 2543 : serpenz e guivres, dragun e averser) surtout en a. et m. fr.; v. aussi vouivre; 2. mil. xiiies. [copie du xviies.] (Le rôle d'armes Bigot, 205 ds Braust, p. 287 : a une vuivre... de travers el Kief); 1581 hérald. guivre (Bara, Le Blason des Armoiries, Lyon, p. 220); 3. 1853 peint. (Nerval, loc. cit.). Du lat. class. vipera « vipère » altéré en *wipera sous l'infl. de nombreux mots germ. en w- (v. aussi guipe), cf. l'a. h. all. wipera, lui-même empr. au lat. vipera. Fréq. abs. littér. : 29. Bbg. Keller (H.). Einige afr. Bezeichnungen für Lanze und Speer. Z. rom. Philol. 1967, t. 83, pp. 268-279. - Thomas (A.) Nouv. Essais 1904, pp. 302-303. - Vising (J.). Deux étymol. fr. Göteborg, 1910.