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GUÈBRE, adj. et subst.
Adepte, d'origine persane, de la religion de Zoroastre. Synon. parsi.Instituer un commerce de lettres par quoi le sérail, (...) les intrigues des sultanes et les caprices des danseuses, les Guèbres, (...) les rêves du harem, (...) les observations politiques s'entre-croisent, c'était donner le spectacle d'un esprit dans sa pleine vivacité (Valéry, Variété II,1929, p. 70) :
Les Guebres établis à Surate conservent précieusement dans un temple, remarquable par sa simplicité, le feu sacré dont Zoroastre enseigna le culte à leurs pères. Dupuis, Orig. cultes,1796, p. 21.
Prononc. et Orth. : [gεbʀ ̥]. Att. ds Ac. 1762-1878; Ac. 1762-1835, au plur. Var. ghèbre ds Besch. 1845 et Lar. 19e. Étymol. et Hist. 1653 gueuvre (F. de La Boullaye-Le-Gouz, Voyages et observations, p. 187); 1657 quebre (Id., op. cit., p. 553 d'apr. König ds Fr. mod. t. 9, p. 137); ca 1660 Guèbres (Le P. Raphaël du Mans, Estat de la Perse en 1660, éd. Ch. Schefer, Paris, 1890, p. 42 cité par R. Arveiller ds R. Ling. rom., t. 41, p. 425). Empr. au persangäbr « adorateur du feu, zoroastrien » (Lok., no632; Dalg. t. 1, p. 446b, s.v. guebro; Klein Etymol., s.v. Gheber). V. giaour. Fréq. abs. littér. : 22.