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GREFFIER1, subst. masc.
A. − Fonctionnaire qui dirige les services du greffe et qui assiste le juge dans l'exercice de ses fonctions. Greffier de la cour de justice, du juge d'instruction, du juge de paix, du tribunal. Un greffier met par écrit les demandes du juge et les réponses des prévenus (Balzac, Splend. et mis.,1856, p. 465).V. aussi criée ex. :
Fernand (...) parut attendre que le juge lui adressât de nouveau la parole. Celui-ci quitta la cheminée et s'assit devant son bureau, tandis que le petit homme gras, qui n'était autre qu'un greffier, s'apprêtait à écrire minutieusement chaque parole qui sortirait de la bouche de l'accusé. Ponson du Terr., Rocambole, t. 1, 1859, p. 276.
Commis-greffier (cf. commis B 1). V. greffe ex. 2.Greffier de la commune, de la cour martiale, du corps législatif, greffier de police (voir Quem. DDL t. 11).
B. − Arg. puis pop. Chat. Il en tira [de sa blouse] le corps d'un chat (...) Puis il prit son petit couteau de goussepain, Dépouilla le greffier (Richepin, Chans. gueux, éd. rev. et augm., 1881, p. 155).J'ai seulement rencontré [dans Montreuil endormi] un greffier, un beau noir qui s'est tiré à mon approche (Simonin, Touchez pas au grisbi,1953, p. 136).
REM.
Greffière, subst. fém. vieilli.Femme du greffier. Nous ne demandons pas mieux que d'être avec vous, répliqua la greffière (Balzac, Député d'Arcis,1847, p. 358).
Prononc et Orth. : [gʀ εfje], [gʀe-]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1278 « officier du greffe » (Documents angevins de Naples, I, 65, éd. A. de Boüard); 2. arg. 1821 « chat » (Ansiaume, Arg. bagne Brest, fo9 vo§ 209). Dér. de greffe1*; suff. -ier*. Bbg. Chautard (é.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931,p. 648. - Boel (E.). Le Genre des noms désignant les professions. R. rom. 1976, t. 11, no1, pp. 37-38. - Quem. DDL t. 11. - Sain. Arg. 1972 [1907] p. 91.