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GRAPPILLAGE, subst. masc.
Action de grappiller; résultat de cette action; ce qui a été grappillé.
A. − [Correspond à grappiller A] Après la vendange (...) on bat le ban de grappillage (Péguy, Myst. charité,1910, p. 26).
B. − [Correspond à grappiller B 2] [À propos d'une époque de l'histoire] tout ce que nous en présentaient les modernes n'était évidemment formé que de grappillage (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 436).Trouver [la fortune de certains] faite par des grappillages en grand sur les armées (Goncourt, Journal,1860, p. 682).
REM.
Grappille, subst. fém.,[Corresp. à grappiller B 1] Revenant des basses vignes (...) où il faut sans cesse à l'époque des vendanges, jeter un coup d'œil pour éviter la grappille (Bazin, Barbe,1957, p. 43).
Prononc. et Orth. : [gʀapija:ʒ]. Ds Ac. 1878 et 1932. Étymol. et Hist. 1. 1585 « ensemble de ce qu'on grappille » (R. Bertaut de La Grise, Livre doré de Marc Aurèle, p. 262, cf. Gdf. Compl.); 2. 1791 « petit profit illicite » (Beaumarchais, Rapport aux auteurs dramatiques ds Brunot t. 6, p. 1381). Dér. de grappiller*; suff. -age*.