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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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GNON, subst. masc.
Pop. Coup. On commence à se bousculer. Et naturellement ça ne tarde pas à dégringoler, les gnons sur le coin de la gueule (Queneau, Pierrot,1942, p. 115).
P. ext. Marque qui en résulte. Cette fois, il avait un gnon sur l'œil, une claque amicale égarée dans une bousculade (Zola, Assommoir,1877, p. 506).
Prononc. et Orth. : [ɳ ɔ ̃]. Étymol. et Hist. 1651 (Septième Conférence, p. 5 cité par G. Esnault ds Fr. mod. t. 16, p. 296 : Ian il ne sen faly guere que je ne ly assené un guièbe denhon au cul); 1853 gnon (E. Martin, Collégiens, étudiants et mercadets pour rire, Delahays, p. 40). Issu p. aphérèse de oignon* (l'enflure provoquée par le coup étant peut-être comparée à un oignon). Fréq. abs. littér. : 12. Bbg. Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 595. - Müller (B.). Mots région. et syst. phonémique du fr. contemp. R. Ling. rom. 1974, t. 38, p. 379, 382, 389.